Change 1 : New U
Steppen | 9 octobre 2009 | 01:57Je n’ai pas trouvé de manière structurée pour vous raconter ça, donc je vais vous le dire comme ça me sort. C’est le seul moyen pour moi d’aborder la question : écrire comme ça vient, ne pas relire et mettre en ligne. Si je me relis, j’aurai probablement l’envie irrésistible de tout effacer et de ne rien publier lol. Travailler sans filet, comme ça, quasi en direct, voilà qui s’inscrit bien dans cette série sur les changements ahah (trouille bleue)
Allez, en avant, just facts.
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Premier changement (et pas des moindres) : mon état d’esprit.
Il y a un moment pour tout dans la vie. Jusque là, j’étais insouciant. Pour être honnête, je me disais insouciant alors qu’au fond je ne me sentais pas raccord. Quand on passe tous les jours devant une photo qui ne nous met pas à notre avantage, au début, ça fait bizarre. Ensuite, on oublie et c’est réglé. Vient simplement un moment où ce qu’il se passe autour nous fait réfléchir et décider d’ouvrir les yeux pour enfin se regarder objectivement.
Et objectivement, parfois ce n’est pas la photo qui ne vous met pas à votre avantage, c’est juste vous.
J’ai eu ce déclic de vouloir changer ça, de prendre le contrôle et j’en suis ravi.
Au moment où j’écris ces lignes, je suis encore dans une phase de transition, mais mon FKR Diet est assez bien calibré (notez le assez bien). Ça pourrait être mieux mais globalement j’ai pris et continue à prendre de bons réflexes pour une véritable hygiène de vie.
Quand on part de rien, on tâtonne, et on n’en parle pas histoire de se garder une porte de sortie au cas où. Après une semaine de test et une perte de poids significative, il me semblait alors évident de ne pas m’arrêter en si bon chemin. J’ai enfin sauté le pas et me suis inscrit dans une salle de sport. Chose qui me fascinait et m’effrayait en même temps depuis 4 ans environ.
A moi les joies de la course sur tapis, du vélo, des cours de Zumba, Core First, Abdos, Yoga, etc… (ne me cherchez pas sur le Body Pump, l’enthousiasme est une chose, connaitre son niveau en est une autre. Je n’en suis tout simplement pas encore là)
La montée est progressive, on a peur du regard des autres, de l’absence de performance. En fait, ça vient tout seul. Tout est dans la tête. Des performances au reflet de notre image dans le regard des autres. A bien y réfléchir, si ce dernier point est un frein, c’est réellement juste une fausse excuse, car les vrais habitués des salles de sport ne jugent pas. Il y a une espèce de compétition entre eux, mais je n’ai vu que du respect pour les démarches qui sont comme la mienne (j’ai aussi vu plein de choses dans les vestiaires… Un sacré argument de vente, mais un tout autre sujet ^^).
Aujourd’hui, même si le chantier n’est pas terminé, j’ai déjà perdu 12 kg.
C’est à la fois beaucoup et pas grand chose. A la fois source de satisfaction et source d’énervement. 1/ Je ne suis pas du genre patient et l’entreprise ne va pas assez vite pour moi. 2/ Je m’en voudrais presque de m’être infligé mon style de vie passé.
12 kg, c’est pas grand chose vis à vis de mon objectif final (même pas la moitié), mais énorme quand on sait que jusque là je n’avais absolument rien fait de concret en ce sens. Quoi que j’ai pu dire, je n’ai jamais rien entrepris de sérieux dans le domaine. C’était juste histoire de me donner bonne conscience. Se trouver des excuses, toujours. On a plein de personne comme ça dans son entourage. Maintenant, je les repère du premier coup d’œil. Ces filles qui virent le beurre de leur sandwich pour s’avaler ensuite une barquette de frites. Ceux qui se plaignent « j’y arrive pas, ça marche pas » alors qu’on leur demande pas de se priver de tout du jour au lendemain, il n’y a rien de plus stupide. Ils devraient simplement commencer par remplacer le coca par de l’eau et les barres chocolatées / biscuits qu’ils grignotent toute la journée par des fruits. Rien que ça déjà, même sans sport ça donne des résultats. Manger léger le soir, et pas trop tard. Se respecter, s’écouter. Trouver quand on n’a plus faim et éviter de se forcer à manger par gourmandise ou de se frustrer. This is food, not love or anything. Trouver son équilibre et se laisser porter par le côté grisant de monter sur la balance voir ce qu’il se passe rien qu’en une semaine. Puis du bonheur de sentir ses muscles à l’agonie se former et dessiner quelque chose de sympa.
Mes collègues de bureau me taxent d’être devenu drogué au sport et phobique de tout ce qui est gras. Sans doute, mais aujourd’hui, je n’ai plus spécialement envie des mêmes choses. Et mine de rien, on retrouve énormément le goût des aliments. L’autre midi au resto avec un ami, je n’ai pas pu manger mon riz qui avait un goût trop prononcé de beurre. J’ai cru que j’allais vomir. Il en va de même pour ce qui est trop sucré, ou qui suinte l’huile. Retrouver le gout, sentir tout ce beurre, cette huile, ce fat qu’on nous fait bouffer, c’est une expérience unique que je ne saurais que vous recommander. Ca file la pèche et change les perspectives.
Ok ok, je rêve d’un bon steak de cheval, là, maintenant, en écrivant tout ça. Alors que l’idée même du nutella me donnerait la gerbe lol
Mais les fruits… oooh, je me ferai des orgies de fruits. Tous les midis, je vais dans cet endroit à côté du bureau qui vend des trucs divins. Comforting Peaches, Nectarines Boosts, Juicy Apples, Socialite Raisins. Tous les midis, j’achète des fruits et c’est un putain de plaisir. Parfois je commence même par ça lol.
D’autant plus que refiler le dessert packagé avec ma salade à une collègue qui prend ainsi le poids que je perds est tout aussi délicieux. Un autre genre de régal, lol (On est une connasse ou on ne l’est pas).
Bon, je ne suis pas à l’abri des tentations. Quand ça m’arrive, j’ai trouvé un site qui me calme de suite lol.
Plus sérieusement, c’est surtout que je m’autorise plus de choses qu’au début car au fur et à mesure que le temps passe, je m’appuie bien plus sur le sport. Ma règle, c’est au moins tous les deux jours, pas d’excuses. Franchement, c’est tellement Geek ces machines qui t’affichent ton « score » en temps réel, j’adoooore !
Et puis il y a l’alcool. J’ai eu beau tester pas mal de combinaisons, j’ai eu beau me chercher des centaines d’excuses, je n’ai pas eu d’autre choix que d’admettre que dans ma situation, vis à vis de ce que j’attends de moi, les alcools forts étaient… malavisés. Le vin blanc et le champagne sont des substituts bien plus acceptables. Cela dit, les soirs d’excès, je DOIS aller danser, pour éliminer, ou je le regretterai le lendemain lol.
Anyway, c’est quand même super étrange d’avoir un placard entier de fringues trop grandes et de pouvoir reporter des trucs qui étaient trop petits. Plaisant, mais étrange. Comme si on essayait la garde robe d’un inconnu.
Je me rappelle assez régulièrement que les cabines d’essayage étaient devenues un traumatisme at some point. Et de penser qu’un pantalon qui est devenu terriblement trop grand a été source de déprime pendant tout un week end, juste parce que ce fut une galère indescriptible pour le trouver, ça me fait rire. Enfin maintenant, ça me fait rire.
Bien sûr ce n’est pas toujours évident. Bien sûr il y a des paliers agaçants/démoralisateurs où si l’on ne prend pas, on ne perd pas non plus. Bien sûr je suis impatient. Mais bien sûr j’y arriverai contrairement à toutes ces fois précédentes. J’en suis certain. Car si on est porté par la motivation au départ, c’est l’habitude qui nous fait tenir, et tout ça est plutôt bien entré dans mon mode de vie.
En fait, je crois que j’ai simplement appris à vivre en accord avec myself, et ça fait vraiment du bien.
Voilà, maintenant c’est dit ^^














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