Lost Odyssey – Offrez (vous) le seul vrai RPG de l’année !
Steppen | 23 décembre 2008 | 14:00Noel approche (en fait, c’est quasiment demain) et comme tous les ans à la même période, les sorties s’accélèrent, tous supports confondus.
Sauf que les 3/4 des sorties récentes sont des jeux à peine finis qui ne méritent pas que l’on s’y attarde (ne me forcez pas à donner des noms, comme Need For Speed Undercover, ou Infinite Undiscovery par exemple).
Si vous êtes un inconditionnel des RPG Japonais « Classiques« , tant pis pour vous, aucune sortie ne vaut le détour* !!!
Alors plutôt que de vous ruiner avec des jeux pas finis et aussi fun qu’une file d’attente à la poste un samedi midi, et bien faites (vous) plaisir avec un jeu moins récent mais qui apporte une réelle expérience.
N’y allons pas par 4 chemins, Lost Odyssey est le produit de tout ce qu’il y a de meilleur :
- Hironobu Sakaguchi le papa des Final Fantasy à la barre,
- Takehiko Inoue, l’un des mangaka les plus en vue du moment pour le character design,
- Nobuo Uematsu signe la bande son de sa griffe et nous prouve qu’il mérite son titre de meilleur compositeur de musiques de jeux videos.
Le résultat est très immersif, très fun et très beau (même Jay, le « non-gamer » par excellence m’a fait remarquer que c’est MAGNIFIQUE !).

J’ai beaucoup attendu avant de plonger dans un jeu de rôle « classique » sur Xbox 360. Je ne voulais pas être déçu ni cautionner des productions médiocres visant à combler une niche jusqu’alors sous exploitée (et au moment de sa sortie en Février dernier, on ne peut pas dire que la 360 croulait sous le genre).
Malgré d’excellentes campagnes marketing vantant les mérites d’un certain nombre de RPG, il faut se rendre à l’évidence : aucun n’égale à ce jour la finesse de Lost Odyssey.
Ce titre est pour moi ce que doit être un “RPG Old-School” moderne.
Adulte, un poil enfantin (mais pas gamin comme peut l’être Blue Dragon), et surtout très mélancolique. Les « Rêves » (récits que vous débloquerez au fur de votre progression) sont très poignants viennent donner de la profondeur au personnage principal. C’est sûr que leur mode de narration tranche un peu, mais un jeu qui parfois vous plonge dans votre imaginaire plutôt que de vous en imposer un, n’est ce pas une réussite?
Là où l’on nous propose habituellement un groupe de héros plats (quasi insipides) et stéréotypés à mort, Lost Odyssey propose des personnages vivants, profonds, complexes, auxquels on s’attache irrémédiablement.

Leur périple est épique, grandiose, et prête parfois à sourire (clin d’œil aux disputes entre Satie et Jansen).
La Bande Son est tout bonnement magique, et renforce un ensemble cohérent, enchanteur, magnifique à la mise en scène spectaculaire d’un scénario abouti. Vraiment !
Les combats au tour par tour sont loin d’être fastidieux. Au contraire, ils sont très dynamiques, superbement mis en scène et requièrent souvent notre attention.
Chaque coup physique direct lance le système d’anneau, un peu surprenant au début mais qui vous permettra d’asséner aux hordes d’ennemis (assoiffés de notre sang) des coups plus puissants. Il suffit juste d’être attentif et d’avoir un certain sens du doigté et du timing (ouais bon c’est des espèces de Q.T.E. quoi)

Bien sûr ce joyau a quelques défauts.
Les divers chargements en tête. Pas intempestifs (les joueurs de The Last Remnant comprendront de quoi je parle), pas trop longs, mais c’est vrai qu’il y en a un certain nombre. A sa sortie, c’est exactement ce qui l’avait plombé dans les critiques.
Mais les critiques n’avaient pas dû y jouer bien longtemps et sont restés sur une mauvaise bonne impression. Il faut dire qu’il est un peu perturbant d’être lancé dans l’aventure sans transition après une superbe cinématique et d’ensuite avoir quelques chargements ici et là. La NXE : New Xbox Experience (voir à ce sujet l’excellent article de Sephiraph) a heureusement apporté une grande innovation dans la possibilité de passer les jeux directement sur le disque dur de la console et atténuer l’effet « chargement« .
En gros, avec un an de recul et après avoir pratiqué les autres jeux du genre, on peut qualifier ces chargements de carrément corrects.

Il faudra aussi mettre de côté la caméra semi-statique (je n’y suis plus habitué et ça m’a dérouté au début) ainsi que le manque de précision de certain déplacements où les personnages semblent “glisser” plus que marcher. Un déplacement digne des Final Fantasy et donc guère dépaysant. Mais la caméra statique reste un beau gâchis dans un univers aussi beau. : vous ne pouvez pas tourner autour de votre personnage ou l’orienter à loisir, juste décaler un peu son orientation ponctuellement et zoomer sur quelques zones
Que ce soit clair, l’aventure, l’ambiance et le plaisir de jouer occultent totalement ces légers « désagréments« .
Il faut savoir à ce sujet que la critique qui avait descendu Lost Odyssey en flèche à sa sortie a légèrement changé son fusil d’épaule depuis la sortie de The Last Remnant où quoi qu’on fasse, il y a un chargement pour tout : une porte, un combat, un déplacement, etc… Et pas des petits chargements, loin de là. Quant aux textures qui mettent trois secondes à s’afficher, c’est limite. Et ne parlons pas du déplacement du personnage. Très étrange. Il a l’air de courir plus vite que ce que défile le décor. Et encore, avec une démarche qui lui donne l’air d’un handicapé. De même pour ses dents de devant bien trop longues. J’arrête là, j’aborderai plus en détail la question de The Last Remnant une prochaine fois.

Bref, tout ça pour dire que le RPG qui s’impose en cette fin d’année, est un RPG sorti en début d’année. Oui c’est très étrange, mais c’est carrément justifié.
Si vous devez craquer, n’hésitez plus : c’est Lost Odyssey qu’il vous faut !
J’ai d’ailleurs vraiment hâte de retourner y jouer et ne peux que vous recommander d’en faire de même.

Alors que Noël approche, face à deux ou trois énormités, je me sens investi d’une mission.





Nous avions pris place dans le métro à St Lazare lorsque le conducteur fit une annonce :
Ca y est, mon esprit s’envole, je vois déjà le tableau.










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