Bulwaki ih memet’ biine? (Et sinon tu fais quoi dans la vie?)
Steppen | 12 novembre 2007 | 18:58Après que je sois tombé dans les Sims dès la sortie du jeu, je me rappelle d’un article paru en 2001 (ou en 2002) qui en parlait. C’était un Femme Actuelle (oui, les femmes de ma famille sont actuelles, tout comme mes amies étaient sont toujours jeunes et jolies!)
Cet article disait en substance que Les Sims était utilisé par des psychanalistes qui préféraient regarder comment les gens organisaient leur partie sur le temps alloué de l’ensemble de leurs séances, et qu’ils en savaient bien plus que tout ce que leurs clients pourraient bien leur dire. Car les Sims ne mentent pas.
En cherchant un peu sur le net, je suis tombé sur une interview de 2005 par 01net : Michael Stora (psychologue) : «J’utilise les Sims dans le cadre de mes thérapies»
01net. : Vous utilisez le jeu Les Sims comme outil thérapeutique. D’où vous est venue cette idée ?
Michael Stora : Je travaille beaucoup avec des enfants qui ont du mal à parler et, souvent, à jouer. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas s’amuser, ils voient la vie en termes d’enjeux où la seule issue est la victoire ou la défaite. Les Sims va à l’encontre de ce raisonnement.
J’ai dîné récemment avec Will Wright, le créateur des Sims. Et lui, comme beaucoup d’Anglo-saxons, oppose le play, le jeu comme divertissement, et le game, le jeu comme enjeu. Will Wright m’a expliqué avoir volontairement bâti un jeu où le game amène vers le play.
Pour en revenir à un cas fréquent, celui des « pathologies limites », où l’enfant a développé une mauvaise estime de soi, celui-ci va utiliser des actes au lieu de mots pour s’exprimer. En jouant, il pourra alors faire émerger des mots, et même des pulsions agressives qu’il enfouissait.(…)
Et avec des adultes ?
Il semblerait que, pour certains, le jeu ait des vertus auto-thérapeutiques. Mais on se demande encore comment.










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