Comédie Romantique de Noël
Steppen | 28 décembre 2007 | 12:25
Dans l’année, la grande période propice à regarder des comédies romantiques au ciné ou en beauDVD oscille entre Septembre et Mai. (Les mois restants sont considérés comme estivaux et sont ainsi réservés aux bon gros films d’action)
Dans cette période, il y a plusieurs “moments” particuliers manifestement dédiés. J’en vois deux là comme ça : La St Valentin et Noël. Il y a aussi les périodes post rupture et les moments de déprime pour une trop longue période de célibat, mais ca peut frapper n’importe quand et ça supplante donc toutes les règles établies (quoique, je ne me suis jamais fait larguer entre Juin et Août, c’est sans doute la raison pour laquelle aucune bonne comédie romantique ne sort jamais à ces moments là)
Mais revenons à nos moutons; ou plutôt à nos oreillers bien moelleux et nos paquets de kleenex (mauvais choix le kleenex ca fait penser à autre chose… bande de pervers!).
Ca tombe bien que la période propice aux comédies romantiques soit à Noël, car on est justement à Noël ! (Oui, Noël c’est passé, mais c’est pareil :p)
Dimanche dernier, en revenant du ciné (Je suis une Légende, voir la critique de Pascale à ce sujet), il nous est arrivé un truc marrant qui a débloqué mon imagination.
Nous avions pris place dans le métro à St Lazare lorsque le conducteur fit une annonce :
“Ce message s’adresse aux demoiselles assises au salon dans le 3eme wagon, merci de vous présenter au machiniste pour remplir quelques formalités”
Etrange, mais le message étant sobre, pourquoi pas.
Quelques secondes plus tard, second message, d’une voix un peu hésitante :
“Oui en fait je voulais juste dire à la demoiselle avec une frange, accompagnée par ses deux copines dans le 3eme wagon, vous êtes très mignonne. Alors si vous voulez passer euh me voir, passez par la cabine du machiniste”
Suivi de près par :
“Ben euh franchement, si vous allez en soirée vous allez faire un malheur, vous êtes vraiment jolie alors euuuh si vous voulez, venez me voir dans la cabine”
Ca y est, mon esprit s’envole, je vois déjà le tableau.
Elle jeune business woman réglée comme une horloge prenant son train ou son métro tous les jours à la même heure.
Lui machiniste tombé amoureux de cette femme sur le quai, finissant par s’arranger pour être aux commandes quand elle sera là.
Il la croise, il suit sa vie. Poussé par ses amis, il se décide à prendre un jour de congé, acheter un super costume et va l’aborder sur le quai (genre cadre au sourire colgate). Blabla, ca recommence plusieurs jours et il finit par l’inviter à sortir.
Il lui fait passer de folles nuits mais ne lui dit pas qui il est. Il se fait passer pour quelqu’un d’autre, avec de beaux costumes et des restos qui coutent la moitié de son salaire. Monsieur esquive habilement toutes ses questions relatives à sa vie ou invente des trucs énormes.
Une nuit, il loue une chambre d’un hotel luxueux. Telle une Cendrillon moderne, le lendemain matin, il quitte doucement l’hotel pour aller travailler (ben oui, il doit se lever tôt pour gagner de l’argent pour sa poule de luxe). Elle se réveille seule et dubitative. Chaque fois qu’ils se voient, c’est là et chaque fois il disparait au petit matin. Elle a peur qu’il ne le trompe ou qu’il ne mène une double vie.
Elle est rassurée quand il accepte son invitation à passer Noël dans sa famille. Lui, il est mal à l’aise car la mère lui pose plein de questions sur leur relation, sur sa vie personnelle, et lui fait un sermont sur l’honnêteté, ciment de toutes les relations (blablabla, morale amoureuse typique). C’est dur pour lui car son beau-père préfère jouer au train électrique à la cave plutôt que d’être sociable avec l’image du beau-fils parfait qu’il déteste. En plus le père il vote très à gauche et il aime pas les gens qui montrent trop qu’ils ont une bonne situation et qui invitent trop sa fille dans des endroits trop chics, “sans cachet”, “sans âme” (Blabla, seconde moralité, sois toi même l’amour n’a pas besoin d ‘artifices)
Sauf qu’un jour, il la voit accompagnée de son frère (absent au réveillon pour cause d’avion bloqué suite à des trop fortes chutes de neiges à Berlin) ou d’un ami quelconque. Il se méprend sur le lien qui les unit, il croit qu’elle le trompe et décide de couper court à cette mascarade. Il cesse de répondre à ses appels, il ne la voit plus.
Ils dépriment tous les deux chacun de leur côté, lui dans son métro, elle avec ses copines. Elle ère telle une âme en peine dans les lieux où il l’avait emmené, espérant le revoir.
Lui continue de la voir tous les matin, certaines fois elle est encore accompagnée de cet individu et ca lui fait l’effet d’un coup de poignard dans le coeur. C’est là qu’il décide de demander à travailler sur une autre ligne, ou de changer ses horaires afin de faire une croix définitive sur cette histoire.
Il ne voit pas qu’elle va aussi mal que lui et qu’elle le cherche sur le quai, comme pour le jour de leur première rencontre.
Et puis un jour, elle est avec ses copines dans un bar et elle le voit passer devant la vitrine. Il n’a pas le même “look” qu’avant (il fait plutot négligé en fait) mais elle s’en fiche, elle lui court après comme une folle. Elle le rattrape, il cède, il fond, il lui avoue tout, elle lui dit “je m’en fous”.
Baiser de cinéma.
Comme il est sur le chemin du travail, il l’emmène dans sa cabine et ils passent des messages idiots à l’attention des usagers. Il l’emmène chez lui, ils font l’amour comme des bêtes et hop ellipse, le Noël d’après, ils jouent tous ensemble au train électrique avec beau-papa et belle-maman. Belle maman blague sur un petit fils, là le couple s’échange un regard complice, Madame regarde son ventre, le caresse et tout est bien qui finit bien.

Oui je suis “nuts” mais c’est la faute à Noël… Tout ça me donnerait presque envie de rererevoir How to lose a guy in ten days










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