Moyen et vous ?
Steppen | 26 juin 2008 | 11:30Je sais que je dois toujours vous raconter mon week end de folie Pushy Pushy à Rennes.
Je dois aussi vous raconter mon vendredi soir commencé dans la loose mais finalement très sympa (d’abord autour d’un verre puis devant M. Le Maire) avec Mlle Gima.
Je dois encore faire un mail à l’équipe du Journaldublog.com afin de leur expliquer pourquoi je trouve que leur qualité rédactionnelle est en chute libre et qu’ils tendent vers une version Geek du Parisien.
Il faut aussi que je fasse une refonte de ma blogoliste.
Je n’oublie pas.
Pour mes articles à venir, parfois des phrases me viennent alors que je suis sous la douche ou dans le métro. J’enregistre ça sur mon disque dur interne pour plus tard, quand j’aurai le temps de me poser.
Seulement le temps, je ne l’ai pas (horaires de folie au bureau suivi d’un programme extra très chargé), ni trop le cœur à ça pour le moment.

Ma mère est en train de vendre la maison dans laquelle j’ai “grandi”.
Vider cette maison est d’une tristesse à tout rompre. Comment se résoudre à trier et mettre à la poubelle tous ces “témoignages” de son passé… C’est plein de souvenirs, d’anecdotes, de pensées, de sourires qui reviennent et chaque chose jetée est un déchirement du cœur. Un peu comme si je m’arrachais des bribes tangibles de mémoire. Je ne veux pas oublier.
Et puis ça symbolise aussi la coupure nette du cordon avec la famille qui part s’installer à Toulouse.
Toulouse c’est moche et c’est nul (Rennes, twelve points).
Le samedi tout est fermé et quand les magasins sont ouverts, les commerçants tirent la tronche ou vous agressent. Par exemple cet abruti qui alors qu’on entre tous souriants dans sa boutique, non seulement ne nous dit pas bonjour, mais en plus nous ordonne sèchement de laisser notre parapluie à l’entrée. N’ayant pas envie de perdre un instant de plus dans sa boutique, nous avons appuyé notre bonjour avant de sortir illico, en divas.
Et puis, je me rappellerai toujours de leur office du tourisme pourri qui un jour de Gay Pride m’a envoyé dans un kebbab alors que je cherchais un bar gay (c’était en 2001 mais quand même !)
Bref j’angoisse un peu de me retrouver “seul” sur Paris.
Je ne serai pas vraiment “seul” sur Paris, of course, mais ce sentiment d’abandonner mes souvenirs, mon passé, de perdre toute attache, tout point de chute, de devoir commencer à vivre sans “filet” m’angoisse. En plus, Toulouse c’est loiiiiin.
Ca faisait un moment qu’on sentait mon grand père décliner. On mettait cela sur le compte de l’âge (86 ans quand même). Dernière nouvelle, il a été diagnostiqué Alzeimer . Un médecin nous l’a annoncé, sauf qu’on sait pas vraiment sur quelle base il a établi son verdict. Cela n’a pas encore été annoncé officiellement. Mon grand père n’est donc pas au courant (en même temps il risquerait d’oublier, voilà celle là est faite).
J’imagine sa réaction alors que maintenant que la maison qu’il a fait construire est en vente, il déprime et dit qu’il ne faut pas se soucier de lui, qu’il n’a plus qu’à mourir.
Pour couronner le tout, un service spécialisé qui le suit a trouvé des métastases dans ses prélèvements, et comme ma grand mère leur a signalé de nouvelles “taches” suspectes, il est convoqué ce lundi. Mes grands parents qui pensaient que ça “pouvait bien attendre deux mois“… Ben non, ça peut pas… Forcément, la rapidité des médecins à vouloir agir est rassurante mais gravement inquiétante à la fois.
Ma mère semble un peu dépassée. Non, elle est carrément en vrac. Du coup elle fait n’importe quoi et la question est également posée de mettre en vente la maison où on allait en vacances l’été.
Pour en faire quoi?
Rien du tout, acheter un appartement à Toulouse… Bordel Toulouse ça craint trop !
Déjà qu’elle brade la première maison, je refuse de la laisser gérer et gâcher tout ce qu’il nous reste d’eux, juste pour qu’elle se rapproche du beauf qui lui sert de mec. Il est tellement jaloux que dès que je passe une soirée avec elle, il appelle toutes les 5 minutes pour dire “tu m’as laissé seul“, “tu me rappelles pas“, “tu as pas écouté mes messages“, “qu’est ce que tu fais?“, “moi je suis tout seul et toi tu t’amuses“, “je suis tout seul“, “tu m’as abandonné“, etc etc…
Merde ma mère vit à Toulouse, je la vois quasi jamais et en prime les rares fois où c’est possible, il nous gonfle parce qu’elle n’est pas avec lui. Pire que tout, ma mère le laisse faire et entre dans son jeu… N’importe quoi !
Pas étonnant que sa femme l’ait trompé s’il lui faisait le même numéro.
Bon, j’ai déversé un peu de bile mais je ne me sens pas mieux pour autant.
Toujours en pleine lutte pour tenter de me contrôler, ne pas céder à ces émotions qui cherchent à m’envahir, me détacher de tout ça, ne pas laisser la déprime s’installer ni mes yeux me piquer trop longtemps. Le décès de la mère de cet ex m’a affaibli et ça m’énerve. A force de chercher à tout contenir, je ne sais plus vraiment ce que je ressens d’ailleurs. Je suis borderline et très changeant. Une minute ça va, l’autre (comme en ce moment) je sens les larmes monter.
Est ce bien, est ce mal, aucune idée mais au final je ne distingue plus rien, sauf mon envie de mettre tout ça de côté et tenir, sans craquer.
A midi je vais faire du shopping, ça me défoulera un peu… j’espère.
Le Steppen”World-Tour” is back.










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