Songes d’une Nuit de Printemps
Steppen | 5 mai 2008 | 12:08J’ai toujours considéré les rêves comme des messages de l’inconscient au conscient, directement du « système d’exploitation » à « l’interface cognitive ». Comme une espèce d’update journalière qui intègre l’expérience immédiate et/ou fait remonter des souvenirs à la surface, comme un « courrier interne » visant à corriger certaines « erreurs de trajectoire », toujours dans un souci d’avancer.
Le côté étrange des rêves viendrait alors d’une espèce d’incompatibilité partielle dans leurs modes d’expression.
L’inconscient étant plus global et moins linéaire que « l’interface cognitive », on a toujours un mal fou à déchiffrer ce que l’on a voulu se dire.
Un peu comme si l’inconscient utilisait un imagier basé sur l’expérience du conscient, sur ses « archives » à plus ou moins long terme. La marge d’erreur d’interprétation viendrait du fait que, tel l’idiot qui regarde le doigt quand on lui montre la lune, si l’inconscient montre une pomme, le conscient aurait tendance à se focaliser sur sa couleur, créant ainsi une déperdition du message d’origine, rendant l’ensemble flou au possible.
Les rêves sont donc une méthode de communication interne parfois anodine mais parfois beaucoup plus troublante, crue, choquante. Selon l’importance du message, je pense. Ainsi nos cauchemars auraient ils plus de sens ? Est ce une manière pour l’inconscient de nous secouer pour souligner (réveil en sursaut à la clé) ce qui est important ? Ce qu’il ne faudra pas oublier?
Je passerai les détails, mais dans la nuit de Samedi à Dimanche, j’ai fait un cauchemar dont l’analyse m’est restée en « tâche de fond » toute la journée, accompagnée d’une sensation des plus étranges.
Il m’aura fallu toute la journée pour arriver à percer mon propre « Da Vinci Code ».
Si le début de mon rêve est encore flou dans sa signification, sa fin cauchemardesque (qui a causé mon réveil, le souffle coupé avec cette douleur persistante, au cœur et au corps) est maintenant plutôt claire :
Dans la vie, on avance d’abord seul et à plusieurs au fur et à mesure que l’on avance. La vie c’est un peu comme un bus où il y a plusieurs arrêts. On fait des rencontres diverses et variées mais on ne laisse pas entrer n’importe qui, seulement les plus importants ont droit à une place. On les met à l’essai, on les laisse faire leurs preuves mais on se laisse entrainer.
On s’amuse, on prend ce qu’il y a à prendre, que ce soit matériel ou non. Car on prend un peu de chacun.
Parfois on vole aussi à ceux à qui on ferme nos portes. Et on viole leurs bagages, leur passé, leur histoire, qui ils étaient et qui ils sont. Juste pour s’amuser, pour prouver quelque chose à soi même et/ou aux autres.
Mais en fin de compte, la vie, l’univers dans lequel on évolue est comme un supermarché géant, empli de tentations diverses et d’opportunités toutes plus intéressantes que les autres. On croule sous la tentation qui sait se donner un nombre incalculable d’aspects. Multicolore, brillante, bruyante, étouffante.
On est ce que l’on est, on le traverse du mieux que l’on peut, porté par l’ambiance et le mouvement, toujours en essayant de s’amuser le plus possible.
Mais en passant à la caisse, si je n’y prends pas garde, si je ne fais pas attention à toi, si je ne satisfait pas tes besoins (programmation génétique de chasseur primitif), tu cèderas à une de ces tentations, une parmi les plus improbables, une contre laquelle je ne pourrai pas lutter.
Et alors tu partiras, tu reprendras la route.
J’aurai beau te chercher, je pourrai te courir après, hurler ton nom, tu ne seras pas plus heureux mais tu ne te retourneras pas, jamais, et je serai seul, plongé dans la nuit et les volutes de brouillard naissant de cette ruelle sombre.
Aujourd’hui plus qu’hier, je sens comme une angoisse.
Je ne sais pas comment l’exprimer, comment te le dire, je ne trouve pas les mots.
J’ai peur, comme au premier jour, que tu ne découvres cette vérité. Que tu ne découvres que je n’ai rien de plus que les autres me permettant d’avoir l’assurance de te considérer mien pour toujours.
Non, je n’ai rien…
Si ce n’est mon amour pour toi et cette envie de continuer à tes côtés.
Et si un jour je flanche, rappelle moi ce cauchemar !









J’en ai les larmes aux yeux !
Au début je me suis inquiétée… Je me suis dit il va pas bien…
Mais finalement… il va très bien mon Steppen (oups j’ai failli mettre un autre nom !)
Et si le « plus » c’était toi tout simplement?
« Je ne sais pas comment l’exprimer, comment te le dire, je ne trouve pas les mots. » Je pense que tu les as joliment trouvés, et intelligemment.
Bravo !
Applause !
(programmation génétique de chasseur primitif) j aime beaucoup je vais m en resservir
t inquietes pas bitch , je fais le meme genre de reves.. parfois sometimes.. et pourtant c est moi le chasseur….
Moi aussi j’en ai eu les larmes aux yeux… Très touchant
Tu devrais faire quelquechose pour ton syndrome sado-sectaire pré-joséphique (ça donne la chiasse)…
Je plaisante, naturellement. Et je découvre un jolie facette de l’ami Steppen qui est très touchante, et sincère. Et très curieusement ça m’a rappelé que la seule personne qui m’aie calmé après le seul cauchemard dont je puis me souvenir ben c’est mon mec! (damn!)
WaW :’(
Bon, je ne sais pas comment répondre…
Avant cela sortait plutôt facilement, aujourd’hui j’ai du mal à en dévoiler autant.
Merci de m’avoir accompagné dans les reflets persistants de ce songe.
With or without you…
With or without you…
I can’t live…
With or without you
;op
Love U