Jumper, entre cache-cache et saute-mouton.
Steppen | 25 février 2008 | 03:42 
Mercredi dernier, nous sommes allés voir Jumper.
Alors, comment dire…
Si vous cherchez à voir un bon film, et bien… allez voir un bon film… Sachez juste que ce ne sera pas celui-ci !
Jumper est criant de nullité parsemée de banalités, ou l’inverse.
Pourtant, l’ensemble aurait pu être sympa si les scénaristes avaient écrit, si les acteurs avaient joué et si le réalisateur avait dirigé. (Encore que…)
Jumper c’est une vrai/fausse course poursuite entre des gens qui ont la capacité de générer des wormholes dont ils se servent pour se déplacer instantanément d’un point à un autre, et des fanatiques religieux qui veulent les tuer.
C’est aussi une vrai/fausse comédie romantique (wouhou !) et la vrai/fausse histoire d’un complexe d’œdipe mal fini qui se termine mal (Anakin, je suis ta mère !)
Je vous accorde que le casting était « alléchant »… Mais plus qu’un casting, on attend un scénario qui tienne la route, et un jeu d’acteur.
Or là, on n’a rien de tout ça.
Jumper est plat et on s’ennuie ferme.

Ah non, ce n’est pas plat, pardon : il y a des combats !!!
Justement parlons en… Ce qui aurait pu être énormissime et déjà initié par X-Men (via Nightcrawler) s’avère faire l’effet d’un pétard mouillé à renfort de flous pseudo-artistiques sensés donner une impression de vitesse accompagnés de mouvements de caméra à vous filer la gerbe (à côté Cloverfield était une ballade champêtre).
Les combats ne sont hélas pas crédibles pour un sou… Je pense notamment à ce passage en Tchétchénie, sur un champ de bataille, les deux personnages n’essaient pas d’esquiver quoi que ce soit, et il ne leur arrive rien du tout alors que pourtant ça tire dans tous les sens. Un bon point pour l’idée « bus londonien », le reste est inintéressant.
Jumper est la preuve qu’un acteur ne vaut rien s’il est mal dirigé.

Alors que je l’ai adoré dans Star Wars, nous avons à l’écran un Hayden Christensen insipide.
Pitié, dites lui qu’on attend de sa part plus que deux expressions !!!
Il a été le jeune Dark Vador, il peut faire autre chose que 1/ Une tête de pseudo lover pré-pubère qu’on a envie de baffer et 2/ Un regard de chien battu sur un sourire niais en coin.
Expliquez lui aussi que ses jeux de sourcils sont agaçants et qu’on en aurait le mal de mer rien qu’à le regarder les faire tanguer.
Mais les autres acteurs ne jouent pas mieux pour autant (sic!).
Samuel L. Jackson est risible. A plusieurs moments il nous sort une ligne avec un air inspiré. Si inspiré qu’on se demande s’il n’est pas en train de s’autoparodier dans « Snakes on a Plane »… Tout en portant une pâle copie d’un vieux costume de Chevalier Jedi. (ouch!)

Avant la grève des scénaristes, c’était apparemment la grève des casteurs, maquilleurs et stylistes. Le tournage de Jumper a du tomber dans cette sombre période.
Car pour couronner le tout, l’ensemble des acteurs est soit très moche, soit très mal habillé.
Les problèmes de peau d’Hayden crèvent l’écran (le buffet de la prod devait être très riche), Rachel Bilson ne devrait plus se maquiller toute seule ou y aller mollo sur le maquillage (pute inside), Samuel L. devrait recommencer à se raser le crâne ou à ne plus jamais accepter le blanc, j’en passe et des meilleures.
Croyez moi, si l’histoire est courte et semble avoir été écrite sur une serviette en papier dans un Starbucks sur Hollywood Boulevard, le film parait trèèèèèès long.
Si long qu’on a bien le temps de prendre conscience de tout ce qui fait qu’on est assis à regarder un navet.
La seule chose que j’ai trouvé excellente dans ce film, c’est ce survol des Pyramides Egyptiennes. Oui la ville du Caire grignote le plateau de Gizeh, oui il y a une route qui fait le tour du site et défigure le paysage ! Ce plan dure 30 secondes à tout casser, mais c’est le premier plan réaliste du site de Gizeh qui n’ait pas été trafiqué pour correspondre à l’imaginaire dans lequel Hollywood voulait nous plonger jusque là. Et ça a le mérite d’être souligné !
A part ça, seule la B.O. vient rattraper l’ensemble, mais ce n’est guère suffisant… autant écouter le CD chez soi !
Une autre façon d’interpréter Jumper : banalités et effets spéciaux by Steppen
Pour éviter de vous faire perdre inutilement votre temps en salle noire sur un film qui n’a rien de transcendant ni même de divertissant, le résumé est par ici :
« Je m’appelle David Rice, je suis le souffre douleur du lycée (ils m’appellent « Rice Head » c’est trop méchant!), et alors que je voulais offrir une boule neigeuse à une fille que j’aime bien parce qu’elle porte une écharpe qui lui arrive aux mollets (et que c’est super cool les écharpes qui tombent jusqu’aux mollets), paf je tombe dans une rivière gelée! Le courant m’emporte et alors que j’étais sur le point de mourir… Re-paf, je me téléporte à la bibliothèque de mon quartier.
Comme mon père est un alcolo et que ma mère nous a abandonnés à mes 5 ans, je décide de m’enfuir. Je n’ai que 15 ans mais je m’en fiche !
Je vais à New York et j’apprends à utiliser mes dons pour… Dévaliser des banques et vivre confortablement. La claaaasse !
8 ans plus tard, je n’ai pas été à l’école mais je saute d’Honolulu à Londres, de Dubai à Paris, de Moscou à Berlin, d’Egypte à Hawai, je vole des planches de surf, je dévalise des banques, je drague des filles, je fais que des trucs cool et il n’y a jamais une caméra de sécurité pour me prendre en flag quand je « jumpe », même sur Big Ben, jamais personne ne regarde et/ou ne me voit !

Un soir, je rentre dans ma chambre d’hôtel super luxe que je paie en cash (WTF?!) mais quelqu’un m’y attend, il veut me tuer parce que c’est un fanatique religieux qui trouve mes capacités contraire à la vie telle que voulue par Dieu (ou un truc du genre). Il utilise des espèces de bâtons/taser à crochets et super filins très résistants pour tenter de neutraliser mes pouvoirs et me tuer mais je réussis à m’enfuir vers ma ville natale.
Je revois la fille dont j’étais amoureux. Elle était niaise et coincée, la voici maquillée comme un pute et serveuse dans un bar minable. Hop hop hop coup de charme et je l’emmène à Rome (en avion… Parce que même si je n’ai fait que me téléporter pendant 8 ans à tel point que j’ai des problèmes à ouvrir des portes, j’ai eu la présence d’esprit de me faire faire un passeport).

Oui, c’est à peu près là qu’on décroche et qu’on a envie de partir (dans l’éventualité où on est déjà trèèès patient)
A Rome ca se passe bien mais je tombe sur un autre « Jumper » et d’autres hommes armés de bâtons/tasers. L’un de ces derniers meurs et une conservatrice du colisée me dénonce à la police. Je suis arrêté, interrogé, mais soudainement ma mère vient me libérer avant de disparaitre. Je m’enfuis avec la fille, je la mets dans le premier avion et je suis l’autre Jumper. Il a les cheveux gras mais il a fait son « nid » dans les ruines d’un vieux temple Egyptien en plein désert, trop cool comme mec !
Ah ben mince, ceux qui nous poursuivent sont des inquisiteurs qui ont pour but de tuer tous les Jumpers de la planète. L’explication est très courte. Ah bon, ils vont aussi tuer mon père et ma copine? Ah bon ma mère est l’une d’entre eux? Zut.
Je saute chez moi et je trouve mon père mort. Pour en être sûr, je l’emmène à l’hopital et je le laisse entre les mains du Dr YANG de Grey’s Anatomy (Sandra Oh).
Faut que je me venge.
Les méchants ils utilisent la fille comme appât. Elle me prend pour un monstre mais je m’en fous je l’aime et je veux la sauver. Mon ami Jumper ne voit pas cela d’un bon oeil, il ne veut pas me laisser faire ce que je veux alors il prépare un plan bien à lui avec une espèce de bombe mais je lui vole le détonateur. On Jumpe partout sur la planète en se battant et ce qui est bien c’est que les décors sont vides ou que les gens ne nous voient pas (Tchétchénie).
Puis j’envoie mon ami Jumper sur une ligne à haute tension pour le neutraliser et il en meurt même pas, en fait il va même plutôt bien pour un soit disant grand électrocuté. Il parle, il fait des blagues, donc on ne s’inquiète pas pour lui on sait qu’il sera là dans le 2.
Je retourne chercher ma copine, on se bat, on n’y croit pas, je réussis à téléporter son appartement dans la rivière puis dans la bibliothèque, je téléporte les méchants qui ont survécu à tout ça dans le grand canyon et on n’en parle plus.
Ah si, je retrouve ma mère à la fin et je lui demande pourquoi elle est partie vivre dans une maison toute blanche sans meubles. C’était pour me protéger, car elle m’aime mais qu’elle doit tuer les gens comme moi alors elle m’a laissé la vie sauve et elle est partie.
Je sors de là et retrouve ma copine dehors, on jumpe, écran noir, générique. »
—
Honnêtement, je n’ai quasi pas eu besoin d’exagérer, tout est ainsi dans le film.

A louer un dimanche après midi et à voir entre copines autour d’un bon darjeeling, en papotant et en médisant de temps en temps sur les problèmes de peau d’Hayden et la stupidité de son histoire d’amour.
A voir en faisant autre chose ou à oublier de voir.
Il parait qu’il y aura deux suites à Jumper, comptez sur moi pour ne pas y aller et vous inviter à en faire de même le moment venu !
Quoi qu’il en soit, vous avez été prévenus !










Voilà qui règle le problème, un de moins à aller voir
Si vous avez peur de vous embêter avec ce film, allez plutôt visionnez une parodie de star wars, où dark vador y est irréprochable! Cette vidéo est juste génialissime!!!
par ici la vidéo!!!
Sephiraph : Pour le prix d’une place ciné, autant louer « Snakes on a Plane », « Star Wars Episode 3″ et garder la monnaie pour acheter un « Science et vie ». Le dernier a un dossier sur les trous noir (ca tombe bien!). Le dossier n’est pas assez détaillé à mon goût mais c’est un bon point de départ lol
Alexandre : Merci d’avoir pris le temps de mettre un commentaire
La vidéo est en effet très sympa bien qu’un poil trop engagée :p
La Vilaine : On va t’appeler Marine Cotillon. Je peux te produire un film appelé « La Même », l’histoire d’une fan de Piaf qui chante dans le métro. Tu vois de qui je parle ^^
Faut que je me poste près du couloir du métro 14 aux Halles? Ok, j’y couime asap…
La Vilaine : Attends que je sois là pour filmer quand même ^^ Couime me chercher
)
A voir juste pour le bogoss :p
Kitt67 : Il n’est même pas bogosse dans le film !
Je seconde ton avis Steppen
À noter le 2ème acteur intéressant : Jamie Belle, le ptit Billy Elliott. Qu’est devenu bien yummy.
Lionel : OMG, c’était Billy Elliott?? C’est vrai que ses cheveux gras mis à part, il était largement susceptible d’occulter la « performance » de Christensen ^^
Ok, j’irai pas le voir, je vais en informer derechef Marius…
écrit un senar et après tu pourra critiquer conard
il est bien se film, si ta pas aimé c est que pour comprendre faut avoir un brin de jujotte c est tout ( le gros problème de certaines personnes dont toi)
un moment tu parle du complexe d œdipe, sauf que sa veut pas du tout dire ce que ta mis, quand on c est pas utiliser une expression a bonne escient on l utilise pas
le complexe d œdipe c est le penchant amoureux des garçons à l’égard de leur mère (selon Freud)
après tu est peut être plus balais que Freud … excuse moi mais j en doute un peu
qu’est ce que ça peut nous foutre si tu trouve ce film mauvais .on s en fou c est pas la peine de faire un article pour sa.
ça me déprime de voir les gens critiquer alors qu’il ne pourrait pas faire mieux
O M G
Célia va adorer ! ;op
Oh la jolie blogosphère qu’on aura quand tout le monde n’écrira plus que des articles positifs sur n’importe quel sujet.
T’aime pas la politique d’un tel ? Oui mais tu peux pas faire mieux ? Alors n’écris rien sur lui parce que ton avis sera négatif. T’aime pas cette bouze au ciné ?? Oui mais essaye d’en faire un et ne dénonce surtout pas le foutage de gueule continu qu’on doit subir dans l’industrie du cinéma, de la musique etc…
N’écrivons que du positif mes amis…
Alors oui, tout sera beau, superbe, génial, inventif, révolutionnaire…. Mais comment on n’y a pas pensé plus tôt ????????
ROOO j’avait pas vu l’article et encore moins le Stifler !!!
J’ai trouver mon maitre en matière de faute d’orthographes ! ( Et en plus qui critique les expressions des gens
)
Ben merde je veut le même sur mon blog !
[...] risque de s’ennuyer s’il n’est pas un fan absolu (on est quand même mieux servis qu’avec Jumper, Palace Pour Chiens ou Twilight, représentations du niveau zéro [...]